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by • 29 mars 2025 • Mes chroniques littérairesCommentaires fermés sur Essor Sarladais du 28 mars 2025.56

Essor Sarladais du 28 mars 2025.

L’Ombre Portée d’Hugues Pagan.

Le Tour des Livres.

     Après « Le Carré des Indigents » (excellent), Hugues Pagan, grandciseleur de mots et de phrases, nous revient avec « L’Ombre Portée », toujours aux éditions Rivages. L’inspecteur principal Claude Schneider, son héros récurrent, et ses adjoints Charles Catala et Courapied, évoluent dans une ville anonyme de l’’est de la France, à une époque, la fin du XX° siècle, où n’existent ni internet ni portables (on finit par croire que c’était une époque bénie, mais l’auteur va nous démontrer qu’il n’en est rien).  Un incendie criminel dans un entrepôt désaffecté a causé trois morts, trois clochards. Ce n’est pas l’affaire du siècle, mais Schneider aime que tous bénéficient d’une justice équitable. Des témoins, tout aussi misérables, sont éliminés. Le mari d’une ancienne camarade de classe de Schneider parait impliqué dans cette affaire qui pue l’immobilier. Peu à peu, élément par élément, Schneider dessine le visage de l’assassin, et l’arme qu’il utilise. Le Mal, avec ses forces surnaturelles, semble se profiler. Mais Schneider ne croit pas à ce genre de coupable trop facile. Un très bon roman noir.

Le Sud-Africain Déon Meyer a conquis un large public avec ses thrillers qui mettent en scène l’histoire et les travers de son pays. Avec « Léo », paru chez Gallimard, dans la collection Série Noire, il entraine ses héros récurrents, Benny Griesel et Vaughn (dit Cupido), sur les traces d’un meurtre étrange. La victime, un ancien militaire devenu avocat a été étouffé par de la mousse expansive projetée dans sa gorge. Dans une enquête au long cours, ils vont découvrir que deux bandes d’anciens barbouzes qui ont écumé tous les conflits africains, s’entretuent pour la possession d’un magot, suite à un hold-up qui a mal tourné. Le butin, constitué par de l’argent sale, ne peut être revendiqué par personne. Tandis que les affreux s’éliminent les uns après les autres, les deux policiers ne disposent que de quelques heures pour empêcher l’argent de disparaitre au-delà des frontières.

Ian Manook poursuit les aventures de son héros Kornelius Jacobson, le pire meilleur flic d’Islande, avec « Krummavisur » paru chez Flammarion. L’effondrement d’un iceberg libère trois cadavres prisonniers dans la glace. Un chalutier est intercepté par les forces spéciales. A son bord, le corps de la petite Anika que toute l’Islande recherche. Une base secrète américaine que le réchauffement climatique fait émerger. Jacobson, ce policier étrange, solitaire obstiné, aussi magnétique et incandescent que son pays, qui s’échine à saborder sa vie professionnelle autant que personnelle, va établir le lien entre ces ténébreuses affaires.            

La Québécoise Roxane Bouchard utilise les glaces de son pays pour y dérouler un thriller poétique et intense. « Le Murmure des Hakapiks », aux éditions de l’Aube.  Pour se remettre de son divorce, l’inspecteur Joaquin Moralès s’est lancé dans une équipée en ski de fond le long du Saint-Laurent. Il est bientôt rejoint par la psychologue judiciaire, Nadine Lauzon, avec un dossier majeur auquel il ne pourra échapper.

                                            Jean-Luc Aubarbier.

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